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Actualités
Mai 2005
Vladimir Pozner, romancier du tragique et de l’espoir
 
Un article paru dans Les Lettres françaises, à lire sur le site :
http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-05-24/2005-05-24-634952
Juillet 2008
Le Lever du rideau en feuilleton sur France Culture
 
Une adaptation du Lever du rideau par François Cuel en 5 épisodes est programmée sur France Culture du 14 au 18 juillet de 20h30 à 20h50, réalisateur Etienne Vallès.
Avec Jacques Gamblin (le narrateur), Camille Garcia (Diane), Anne-Lise Main (Annette), Juliette Roudet (Madame Devilliers), Richard Chevallier (le Prince Abdallah).
 
Diane, sept ans, vit avec sa mère, Alice Devilliers, actrice qui connut ses heures de gloire, dans une grande maison délabrée qu’elle ne quitte jamais, pas même pour aller à l’école. Diane décourage toutes les bonnes qu’engage sa mère ; elles démissionnent au bout de quelques semaines. Elle fait congédier Annette comme les autres, mais se ravise quand elle fait  la connaissance du Prince Abdallah : Égyptien, magicien, inventeur de tours et manipulateur de cartes, il est le mari un brin maquereau d’Annette qui lui voue un amour fou. La vie s’éclaire grâce à lui d’un jour nouveau, les mystères tombent, Diane a grandi. (Résumé de France Culture)
[lien : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/feuilleton/fiche.php?diffusion_id=64851]
Novembre 2007
Pozner, Vailland, Maupassant... et la censure
 
Années 50. Guerres coloniales. En 1953, Vladimir Pozner et Roger Vailland relisent Maupassant, et tirent de Bel-Ami un scénario décapant, pour Louis Daquin. Les  "événements" d’Algérie apparaissent en filigrane dans une adaptation cependant fidèle. Mais la censure veille. Le film ne sortira qu’en 1957, largement amputé. "Nous n’en étions pas plus responsables que Maupassant : la plupart des gouvernements craignent les écrivains comme ils redoutent les cinéastes." (Vladimir Pozner)
En 1959, paraîtra Le Lieu du supplice, chroniques de Pozner sur la guerre d’Algérie ; cette-fois c’est l’OAS qui veille : début 1962, un pain de plastic éclate au domicile de l’écrivain, qui sera grièvement blessé. Peut-être est-ce l’autre bout de la même histoire.
 
50 ans après la sortie de Bel-Ami, que bien peu avaient eu l’occasion de voir, et alors que l’on fête le centenaire de Roger Vailland, l’Association des amis de Vladimir Pozner et l’Association des amis de Roger Vailland se sont concertées pour rechercher cette rareté cinématographique. De proche en proche, et finalement grâce à Gérard Vaugeois (du cinéma parisien Les 3 Luxembourg), ils ont réussi à mettre la main sur ce qui semble être l’unique copie du film, dans une version reconstituée d’après le scénario original non censuré. Bel-Ami va être projeté le 24 novembre à Bourg-en-Bresse, à l’occasion des Rencontres Roger Vailland. Il sera suivi d’un débat avec Olivier Apert, Bernard Chardère, André Pozner, Dagmar Steinova…
2007
Vladimir Pozner et Roger Vailland
 
2007 est l’année du centenaire de l’écrivain Roger Vailland (1907-1965), que Vladimir Pozner a bien connu et avec qui il a écrit le scénario du film Bel-Ami, d’après Maupassant. Réalisé en 1954 par Louis Daquin, ce film devait faire scandale et connaître les foudres de la censure.
 
Des souvenirs inédits de Pozner sur Roger Vailland sont en ligne sur le site de l’association des amis de Roger Vailland :
http://www.roger-vailland.com/Un-temoignage-de-Vladimir-Pozner
Mai 2007
Colloques
 
L'Association internationale Blaise Cendrars a organisé à  Palerme, du 10 au 12 mai 2007, un colloque sur le thème
« Blaise Cendrars et ses contemporains : entre texte(s) et contexte(s) ».  La figure de Vladimir Pozner a été bien entendu évoquée. Signalons notamment l'intervention de  Maria Teresa  Russo, « Variations sur un genre : la  biographie chez Cendrars, Schwob et Pozner », qui a porté tout particulièrement sur Le Mors aux dents. Rappelons que c'est Cendrars qui, au début des années 30, avait « commandé » à Pozner, pour sa collection Les têtes brûlées, un texte qui n'a jamais vu le jour, mais qui a ouvert la piste du Mors aux dents.
 
Du 4 au 6 mai 2007, dans les locaux de l'IMEC en Normandie, un colloque s'est tenu sur le thème « L'hôte étranger ». L'un des organisateurs, Boris Czerny, maître de conférences à l'université de Caen, a consacré son intervention à Vladimir Pozner.
Novembre 2006
L'œuvre de Vladimir Pozner rééditée, suite.
Les Brumes de San Francisco en librairie ! (Actes Sud / Babel)
 
En 2005, le centenaire du romancier Vladimir Pozner (1905-1992) a été marqué par plusieurs événements, en particulier un colloque à la Maison des écrivains de Paris et deux belles heures d'émission sur France Culture. Actes Sud commençait la réédition de son œuvre avec Le Mors aux dents.
Michel Piccoli écrivait dans Le Nouvel Observateur : Le Mors aux dents reparaît, politique, bouleversant, historique. Pozner, homme puissant et si tendre. »
Aujourd'hui, Les Brumes de San Francisco sortent en librairie, dans la collection de poche d'Actes Sud, Babel.
"A en juger par la verve et la gravité, par l’ambition du sujet et la maîtrise de la narration, par le contrepoint que composent dans ce roman la quête d’identité indienne du héros et l’angoissante attente des accords de Munich qui se trament à l’époque où se situe cette traversée de l’Amérique, on serait tenté d’imaginer un auteur dans la force de l’âge. Or ce roman est de Vladimir Pozner, qui vient de s’en offrir la rédaction pour ses quatre-vingts ans."
 
Hubert Nyssen
Décembre 2006
France Culture : Sur les traces de Volodia
 
France Culture rediffuse l’émission Vladimir Pozner. Sur les traces de Volodia,
réalisée par Catherine Pont-Humbert (première diffusion le 14 mai 2005).
 
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/radio_libre/fiche.php?diffusion_id=30348
Novembre 2006
Projection du Point du jour (Daquin / Pozner)
 
Le Point du jour, réalisé par Louis Daquin sur un scénario de Vladimir Pozner (1949), a été projeté au cinéma Louis-Daquin du Blanc-Mesnil. Le premier grand rôle de Michel Piccoli et de Loleh Bellon.
 
"Je revenais d’à peu près quatre ans à Hollywood et j’en avais terriblement marre de faire des films imaginaires, quel que soit le genre, d’inventer des histoires romanesques, et j’avais dit à Daquin : je veux que ce soit presque un documentaire si possible, qu’il se passe des choses comme dans la vie, mais pas de grande histoire d’amour ou de catastrophe." (Pozner, cité dans L’Avant-Scène Cinéma, 1978).
Juin 2006
Une après-midi Vladimir Pozner à la Maison Aragon - Elsa Triolet (Saint-Arnoult-en-Yvelines)
 
Christian Bourgois, éditeur, Dominique Desanti, écrivain, et Jack Ralite, sénateur et militant de la culture, sont venus parler de leur ami "Volodia", de ses romans, du couple qu’il a formé avec la surprenante Ida.
 
Le comédien Geoffroy Barbier a lu des extraits du Mors aux dents et des Brumes de San Francisco.
 
http://www.maison-triolet-aragon.com/article.php3?id_article=189
Avril 2006
Pozner scénariste : Amère victoire (Bitter Victory), de Nicholas Ray
 
Projections d’Amère victoire (Bitter Victory, 1958) de Nicholas Ray, auquel Pozner a collaboré, au cinéma Action Christine (75006 Paris), les 21 et le 29 avril 2006.
 
http://dvdtoile.com/Film.php?id=6276
Janvier 2006
Le Lever du rideau, de Vladimir Pozner, lu par Myriam Boyer
 
La comédienne Myriam Boyer nous a fait le plaisir d’une lecture d’un extrait du Lever du rideau, réservée aux adhérents de l’Association des amis de Vladimir Pozner, à l’occasion d’une de ses réunions dans les locaux de l’IMEC (Institut mémoires de l’édition contemporaine, où sont déposées les archives Pozner).
Le Lever du rideau, un roman salué par Picasso, lors de sa sortie en 1961 chez Julliard : "Ça c’est un livre !"
Janvier 2006
Pozner sur France Culture
 
Le 8 janvier 2006, rediffusion sur France Culture de l’émission "Vladimir Pozner. Sur les traces de Volodia",  réalisée par Catherine Pont-Humbert (première diffusion le 14 mai 2005).
 
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/radio_libre/fiche.php?diffusion_id=30348
Janvier / février 2006
Pozner scénariste : La Dame aux camélias à la Cinémathèque
 
Le 5 janvier et le 12 février, à la Cinémathèque de Paris, projection de La Dame aux camélias, écrit par Vladimir Pozner et Jean Aurenche, réalisé par Mauro Bolognini, avec Isabelle  Huppert (1980).
 
http://dvdtoile.com/Film.php?id=18079
Décembre 2005
Pozner par Piccoli
 
Le Mors aux dents de Vladimir Pozner (1905-1992) est réédité chez Actes Sud, dans la collection de poche Babel (340 p., 9 euros), à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. Le comédien et cinéaste Michel Piccoli nous a écrit son enthousiasme.
 
« Dans les années lointaines, j’ai débuté devant une caméra avec Vladimir Pozner, scénariste du film Le Point du jour. Je ne l’ai jamais quitté depuis. En pensées, en tendresse, en sourires, nous étions fidèles. Ce serait vaniteux de dire que j’étais son ami. Plus le temps passe, plus je le suis. J’aurais aimé qu’il soit mon frère. Le Mors aux dents reparaît, politique, bouleversant, historique. Pozner, homme puissant et si tendre. Pozner, un point du jour. Et puis tout de même, j’ai toujours la casquette que ta fille m’avait confectionnée. »
 
Michel Piccoli, Le Nouvel Observateur, 8 décembre 2005
Novembre 2005
Le Mors aux dents dans Le Monde des livres
 
Dans Le Monde des livres, Vladimir Pozner lu et vu par l’écrivain Dominique Desanti et le photographe Willy Ronis
 
Gengis Khan contre Lénine
Le Mors aux dents, de Vladimir Pozner
 
Vladimir Pozner (1905-1992) parlait quatre langues, mais tous ses livres sont écrits en français. Il est né et mort à Paris. Il avait 26 ans quand son grand aîné en songes insensés, Blaise Cendrars, lui posant sur l'épaule son bras unique de grand mutilé de guerre, lui demanda : "Pour ma collection, fais-moi donc une vie d'aventurier russe contemporain." Des aventuriers russes ? On lui en cite dix. Lui a cherché son contraire le plus absolu : Ungern, général balte des armées blanches (Ungern en allemand veut dire "pas volontiers"). La quête dura longtemps. Le Mors aux dents, dit Claude Roy, est "un livre sang et steppe". (…)
                                                                    Dominique Desanti, Le Monde, 25 novembre 2005
Lire la suite de l’article dans les archives du Monde :
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=924474
Novembre 2005
Le Mors aux dents
 
"Fils de Gengis Khan, me suivrez-vous ?"
 
« (…) Le Mors aux dents n’a rien à envier à la frénésie d’un Moravagine. Menée bride abattue, la prose halète et se hachure. Froide comme la pupille d’un Balte, l’écriture de Pozner est une lame de tachour qui plonge jusqu’à la garde. Elle frôle et perce comme une bourrasque sibérienne. Comme le vent de l’histoire, elle charrie des odeurs de chair calcinée, des cris de femme qu’on moleste, des ordres aboyés, des lamentations.
La collection Babel ne pouvait donc mieux commémorer le centenaire de la naissance de Vladimir Pozner qu’en republiant son texte le plus cravaché. »
 
Frédéric Saenen
 
Lire l’article complet sur le site :
http://www.sitartmag.com/pozner.htm
Novembre 2005
Le Mors aux dents de Vladimir Pozner,
réédité à l'occasion du centenaire de l'écrivain (Babel / Actes Sud)
 
En 2005, le centenaire de l’écrivain Vladimir Pozner (1905-1992) a été marqué par des événements de premier plan. Au mois de février, un colloque de deux jours a réuni à la Maison des écrivains (rue de Verneuil, Paris) de nombreux intervenants, parmi lesquels Jorge Semprun, Christian Bourgois, Jack Ralite, Pierre-Jean Rémy, Jean-Pierre Faye… Et au printemps dernier, France Culture lui a consacré une belle émission ("Vladimir Pozner – Sur les traces de Volodia", 2 heures réalisées par C. Pont-Humbert et diffusées le 14 mai).
 
Aujourd’hui, Actes Sud réédite Le Mors aux dents dans sa collection de poche Babel. Un livre flamboyant, plein d’ombre et d’espoir. Un livre paru pour la première fois en 1937 – époque troublée –, et qui n’a rien perdu de son actualité.  
Jorge Semprun déclarait récemment : "C’est le premier livre de Pozner que j’aie lu. J’avais 16 ans, et je ne sais par quel hasard quelqu’un m’a fait lire ce livre. Je n’ai connu Pozner que 12 ans  plus tard, après la Seconde Guerre mondiale. Mais ce livre-là m’est resté comme une révélation."
Mai 2005
France Culture : Vladimir Pozner. Sur les traces de Volodia
 
FRANCE CULTURE - RADIO LIBRE
émission diffusée samedi 14 mai de 15h00 à 17h00
avec Christian Bourgois, Jorge Semprun, Betsy Blair, Jack Ralite, Madeleine Riffaud, etc.,
par Catherine Pont-Humbert, réalisation : Gilles Davidas.
Durée : 2 heures.
 
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/radio_libre/fiche.php?diffusion_id=30348
 
2005 est l’année du centenaire de la naissance de Vladimir Pozner (1905-1992). Né à Paris, fils d’une famille de Russes émigrés rentrée à Saint-Petersbourg, il verra, petit garçon, la révolution d’octobre passer sous ses fenêtres. Grand reporter, romancier, journaliste, essayiste, Pozner a croisé les événements majeurs du XXe siècle : révolution russe, guerre d’Espagne, crise aux Etats-Unis, exode de juin 40, guerre d’Algérie. L’histoire est venue bousculer sa plume. A travers une vingtaine de romans et de fictions documentaires, Vladimir Pozner a témoigné des embrasements de la vieille Europe du siècle dernier, qui est le socle de celle en train de se construire.
 
Avec :
- Michel Aucouturier, spécialiste de littérature russe, auteur notamment de Tolstoï (Seuil).
- Betsy Blair, actrice, qui a publié récemment un livre de mémoires Le Souvenir de tout ça, amours, politique et cinéma (Alvik).
- Christian Bourgois, éditeur.
- Franck Cassenti, réalisateur.
- Pierre Daix, journaliste, essayiste, spécialiste de l’art moderne.
- Claude Laure Pilon, amie des Pozner.
- Jack Ralite, sénateur de Seine-Saint-Denis.
- Madeleine Riffaud, résistante, journaliste, auteur de La folie du jasmin (Tirésias).
- Jorge Semprun, écrivain.
 
Et quelques membres de la famille Pozner : Daniel et André Pozner, Sébastien Bachollet et Alice Marchand.
Printemps 2005
Soirée d’hommage à Vladimir Pozner, à Berlin
 
Le film tourné par Gitta Nickel sur Vladimir Pozner pour la télévision allemande (Damit man sich auf uns berufen kann - Vladimir Pozner, 1984) a été projeté au cours d’une soirée d’hommage à Berlin au printemps 2005.
Février 2005
IMEC : ouverture aux chercheurs du fonds d’archives Pozner
Décembre 2006
Relire Le Fond des Ormes
 
En écho à la parution toute récente des "Brumes de San Francisco" dans sa collection de poche Babel, Actes Sud présente "Le Fond des ormes" dans la rubrique "A relire cette semaine" de son site web.
http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782868690913
Le Fond des ormes, un roman de Pozner dont Vercors écrivait, lors de sa parution en 1986 : "C’est absolument parfait ! Attachant, intriguant, émouvant ; surprenant aussi, aussi bien par l’écriture, le mouvement du récit, que par cette manière de laisser le lecteur, comme dans la vie réelle, dans une certaine expectative, une certaine ignorance des faits et des relations entre les êtres."
Février 2005
Journées Vladimir Pozner
Avec sa machine à écrire portable dans le chaos du XXe siècle…
Les 100 ans de Vladimir Pozner à la Maison des écrivains de Paris
 
2005 est l'année du centenaire de la naissance de Vladimir Pozner (1905-1992). Ses livres sont toujours aussi percutants et novateurs. Le moment est venu de prendre et de marquer la mesure d'une œuvre qui a été saluée par les plus grands au fur et à mesure de sa parution : Cendrars, Picasso, Breton, Caldwell, Aragon, Claude Roy...
 
Sur le bureau de Vladimir Pozner, il y a la petite main de Touche pas à mon pote. Sur les rayonnages de sa bibliothèque, ses livres et leurs traductions, ce qui prend déjà pas mal de place, et une édition du Grand Larousse de la langue française. Dans le fauteuil, en contrejour de la fenêtre qui donne sur cette petite rue du sixième arrondissement de Paris, il y a un homme, qui, en d'autres lieux, pourrait fort bien passer pour un vieux chef indien.
Cela amuse beaucoup Pozner, cette ressemblance avec les Indiens d'Amérique. Il raconte comment, sortant un jour d'une boutique du boulevard Raspail, il est abordé par une femme qui lui dit : "You are an american Indian." Pozner sourit, dit qu'il en serait flatté, mais que ce n'est pas le cas. La femme n'en démord pas : "Vous êtes un Indien américain, je le sais, allez, vous pouvez me le dire, personne n'écoute."  Puis en confidence : "Dites-le moi, moi aussi je suis indienne."  De cette rencontre sont nées Les Brumes de San Francisco.
 
Jean-Michel Ollé, 1985
2006
A propos des Brumes de San Francisco de V. Pozner (Babel / Actes Sud)
 
Volodia Pozner n’a jamais cessé de surprendre ses lecteurs. Chaque nouveau livre était différent, pas sa facture, son imagination, son écriture, son sujet. D’autres l’ont déjà dit, mais je le répète juste à propos des Brumes de San Francisco. Un auteur renommé, à l’âge de quatre-vingts ans, s’aventure, avec un succès étonnant, sur le chemin d’une modernité que son œuvre ne semblait pas annoncer. Je pense au retour à la modernité du vieil Aragon, son grand ami. Quel courage, quel exemple.
 
Antonin J. Liehm, 2006
Michel Piccoli et Loleh Bellon
dans Le Point du jour.
La soirée a été présentée par Alice et Jean-Pierre Marchand, respectivement arrière petite-fille et gendre de Pozner.
 
http://dvdtoile.com/Film.php?id=31683
Vladimir Pozner
par Willy Ronis.
Le Mors aux dents :
http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742756827
 
Pozner chez Actes Sud :
http://www.actes-sud.fr/auteur.php?id=669
 
En quatrième de couverture…
 
Au lendemain de la révolution d’Octobre 1917, le baron Ungern s’insurge contre le pouvoir soviétique. Il prend les armes, réunit des partisans, chasse la garnison chinoise d’Ourga, conquiert la Mongolie et s’avance vers Pékin avec un seul but : reconstituer l’empire de Gengis Khan, quitte à torturer et à massacrer des milliers d’hommes.
Même parmi ceux qui l’ont côtoyé, peu le connaissent : est-ce un fou sanguinaire, un militaire ambitieux, un bouddhiste convaincu ou un aristocrate courtois ? Le "baron sanglant", personnage authentique et insaisissable, semble appartenir à la légende. Seul un romancier d’exception pouvait relater sa grandiose et dérisoire épopée. Vladimir Pozner en retrace les étapes sur un rythme étourdissant, avec cette écriture âpre et rapide qui assura au Mors aux dents – dès sa première publication, en 1937 – un succès qui ne devait pas se démentir.  
 
Né en 1905 à Paris, de parents russes immigrés, Vladimir Pozner s’est rendu célèbre par ses romans novateurs (Les Etats-Désunis, Deuil en 24 heures, Le Lieu du supplice…). Il est mort à Paris en 1992. Cet écrivain, dont la publication dans la collection Babel marque le centenaire, côtoya les plus grands et fut notamment salué par Blaise Cendrars, André Breton, Dashiell Hammett ou Claude Roy, qui écrivait : Le Mors aux dents, cette épopée infernale, ce livre sang et steppe !"
 
Vladimir Pozner, Le Mors aux dents
Actes Sud / Babel n° 711
Vladimir Pozner, années 70.
Les archives de Vladimir Pozner sont désormais accessibles à l’IMEC (Institut mémoires de l’édition contemporaine), son directeur, Olivier Corpet, est venu l’annoncer aux Journées Pozner de la Maison des écrivains. Ces archives sont une mine pour les chercheurs en différents domaines : les activités de Pozner ont couvert l’essentiel du XXe siècle, quatre langues (français, russe, anglais, allemand), la littérature, le cinéma, la presse, le mouvement social… Selon la terminologie de l’IMEC, le fonds Pozner comporte 102 boîtes d’archives (volume estimé) et une bibliothèque de 200 ouvrages (volume estimé).
 
Pozner à l’IMEC :
http://www.imec-archives.com/fonds/fiche.php?ind=PZN
Manuscrit de Pozner (IMEC).
Octobre 2004
Lancement de l'Association des amis de Vladimir Pozner
 
Lancement de l'Association des amis de Vladimir Pozner (1905-1992) : 2005 sera
l'année du centenaire de la naissance de l'écrivain. Parmi les membres d'honneur
figurent déjà Maurice Baquet, Christian Bourgois, Henri Cartier-Bresson, Miriam Cendrars, Jean Lacouture, Claude Lévi-Strauss, Antonin Liehm, Edgar Morin, Michel Piccoli, Alain Resnais, Jorge Semprun, Christa Wolf.
L'association se donne pour but de faire vivre, connaître, découvrir et redécouvrir les livres de Vladimir Pozner, de favoriser leur édition et leur réédition, d'encourager la diffusion des films réalisés à partir de ses romans, et plus généralement d'aider au rayonnement de son œuvre. Une œuvre célébrée par Cendrars, Picasso, Breton, Caldwell, Aragon, Claude Roy... A travers plus de vingt romans et fictions documentaires, Pozner a tracé le portrait d'individus confrontés aux événements majeurs du XXe siècle - révolution russe, crise aux Etats-Unis, guerre d'Espagne, exode de juin 1940, Occupation, guerre d'Algérie - dont il donne une image à la fois tragique et empreinte d'espoir. Comme il l'écrivait dans un raccourci caractéristique : "Nous vivons une époque dont les événements prêtent de leur violence aux passions."
 
Les archives du romancier, documents d'une particulière richesse sur les littérateurs, cinéastes, journalistes, artistes majeurs d'Europe et des Etats-Unis (Pozner a vécu et travaillé dans plusieurs langues et divers pays, de Paris à Petrograd, de Hollywood à Rome, de Londres à Vienne ou à Berlin) sont désormais abritées à l'Imec (Institut mémoires de la littérature contemporaine).
 
Association des amis de Vladimir Pozner
86, avenue Ledru-Rollin
75012-Paris
France
Vladimir Pozner à sa table de travail, années 1980.
A travers plus de vingt romans et fictions documentaires, Pozner a tracé le portrait d’individus confrontés aux événements majeurs du XXe siècle ¬: révolution russe, crise aux Etats-Unis, guerre d'Espagne, exode de juin 1940, Occupation, guerre d'Algérie,¬ dont il donne une image à la fois tragique et empreinte d'espoir. Comme il l'écrivait dans un raccourci caractéristique : "Nous vivons une époque dont les événements prêtent de leur violence aux passions."
 
La Maison des écrivains, en coordination avec l’Association des amis de Vladimir Pozner, organise deux journées d¹hommage les 11 et 12 février 2005, avec des intervenants de premier plan : "Journées Vladimir Pozner. Avec sa machine à écrire portable dans le chaos du XXe siècle".
 
A cette occasion, France Culture sera présente et "Radio libre", émission produite par Catherine Pont-Humbert, y sera enregistrée.
Les deux journées se tiendront à la Maison des écrivains - 53, rue de Verneuil - 75007 Paris
Programme
 
Vendredi 11 février
14 h 00 - Ouverture, par Christian Bourgois.
 
Style de plume, style de vie
- Pierre-Jean Rémy : Une promenade à travers l’œuvre romanesque de Pozner.
- Henri Deluy : La bombe.
- Jack Ralite : Souvenirs sur Vladimir Pozner.
 
Lire Pozner au XXIe siècle
- Hubert Lucot : Les Etats-Désunis.
- Olivier Apert : Deuil en 24 heures.
- Jean-Pierre Faye : Le Mors aux dents.
- Olivier Corpet, directeur de l'IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine) : présentation et ouverture aux chercheurs du fonds d'archives Vladimir Pozner.
 
Lecture
17 h 30 - Les interventions seront suivies d'une lecture d'extraits de romans de Vladimir Pozner.
 
Samedi 12 février
 
Comment un poète russe de 15 ans devient un romancier français
 
10 h 30 - Ouverture, par Valérie Pozner.
- Valérie Pozner : Un accent russe ?
- Michel Aucouturier : Vladimir Pozner, messager des lettres russes en France.
- Andreï Dobritsyn : Un poète russe de Petrograd à Paris.
- Philippe Baudorre : Pozner, passeur de la culture russe dans la France de l'entre-deux-guerres.
 
"Nous vivons une époque dont les événements prêtent de leur violence aux passions."
14 h 00 - Ouverture, par Alain Lance.
- Jean-Pierre Morel : Pozner et la question du montage littéraire.
- Wolfgang Klein : Vladimir Pozner et les intellectuels antifascistes allemands.
- Antonin Liehm : Volodia, écrivain, journaliste, ami.- 16 h 30 - En guise de gâteau d'anniversaire, lecture-kaléidoscope : "100 phrases pour 100 bougies", par les comédiens Serpentine Teyssier et Michel Bertrou. - Pierre Vidal-Naquet : Ecrire la guerre d'Algérie. Les chroniques du Lieu du supplice par Pozner.- Jorge Semprun : Inventaire du monde ; invention du roman.
   Vladimir Pozner par Hazel Strand,  
années 1950.
Les Brumes de San Francisco :
http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742764419
 
En quatrième de couverture...
 
Le narrateur est-il un Cherokee, comme le lui a affirmé une Indienne inconnue croisée dans la rue à Paris ? Il embarque pour l'Amérique et, en quête de ses origines – réelles ou imaginaires –, traverse un continent marqué par la Grande Dépression, alors qu'en Europe, les accords de Munich se trament et que la guerre se profile. Cependant, il écrit un roman. Son évanescente héroïne, descendue d’un tableau de Vermeer, le hante au point de prendre le visage de ses premières amours, et le mène jusqu’à la Californie. Au bout du voyage, les brumes de San Francisco.
Vladimir Pozner, Les Brumes de San Francisco
Actes Sud / Babel n° 776
 
Pozner chez Actes Sud :
http://www.actes-sud.fr/auteur.php?id=669
Mai 2009
Les Etats-Désunis réédités au Canada
 
Réédition des Etats-Désunis chez Lux éditeur, une maison québécoise exigeante et passionnée. La sortie en France est annoncée pour la fin de l’année.
 
L’éditeur, Mark Fortier, interviewé à Radio-Canada, déclarait :
 
« C’est le hasard qui m’a mis ce livre entre les mains, il y a une quinzaine d’années. Il traînait sur le bureau d’un professeur. J’ai commencé à lire le livre et j’ai été happé par son contenu, par sa forme aussi. Je suis parti avec d’ailleurs, j’ai volé le livre au professeur  récemment, je l’ai croisé dans la rue et je lui ai donné "mon" édition, en lui disant que je la lui devais ! Le livre est resté toujours frais dans ma mémoire. Et je suis devenu éditeur. Chez Lux, on a une collection qui s’appelle Mémoire des Amériques. Je me suis dit : Les Etats-Désunis figureraient très bien dans cette collection – c’est un livre qui nous replonge dans les années 30 aux Etats-Unis, avec beaucoup de style, de discernement et de profondeur d’esprit.
 
« Sachez que la publication des États-Désunis me tient personnellement à cœur, car il s'agit d'un des rares livres en français qui racontent les États-Unis sans se bercer d'illusions à leur sujet et dont l'objet, l'Amérique, n'est pas un prétexte pour discourir sur l'Europe en bien ou en mal. »
 
(Pour écouter cette passionnante interview, cliquez ici
http://www.radio-canada.ca/emissions/vous_men_lirez_tant/2008-2009/chronique.asp?idChronique=83784.)
 
Pour en savoir plus :
http://www.ledevoir.com/2009/06/06/253612.html
 
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/les-eclectiks/24485083001/geocaching/28964820001
En 4e de couverture …
 
En ces temps de crise, il faut lire et relire cette chronique de l’Amérique de la Grande Dépression. Ce livre clé, "d’une critique impitoyable et d’une grande tendresse" (Jorge Semprun), a marqué les esprits dès sa sortie en 1938. Dans un genre littéraire qui lui est propre, qui tient autant du reportage que de la forme romanesque, Pozner observe et décrit un pays, les États-Unis, alors en pleine détresse spirituelle et matérielle, mais qui ne cesse de fasciner. Ce peuple, l’auteur en sonde l’âme par un puissant montage de détails : la vie quotidienne de Harlem, les briseurs de grève de l’agence Pinkerton, la guerre des journaux à Chicago, les héros déchus de Hollywood, les grèves violentes dans les mines de Pennsylvanie, John Dos Passos et Waldo Frank, le courrier du cœur et les écrivains publics, le marchand de lacets de Wall Street, les gangsters et les croque-morts... Il compose une mosaïque qui renvoie l’image d’un pays où l’énergie le dispute au désespoir, la solidarité à la misère, et où le culte du service et de l’efficacité mène le plus souvent à l’asservissement et au décervelage.
 
Noam Chomsky, dans un entretien, rappelle l’actualité criante de cette époque et de ce livre. Jean-Pierre Faye signe une postface qui évoque la vie de Pozner et le caractère novateur de son écriture.
 
Vladimir Pozner (1905–1992) est un écrivain aussi important que discret. Familier de Gorki, lié à Maïakovski et Babel, il contribua à faire connaître la littérature russe en France depuis les années 1920. Son œuvre de romancier démarra en flèche dans les années 1930 avec Tolstoï est mort et Le mors aux dents. Militant antifasciste, réfugié aux États-Unis pendant la guerre, il publia Deuil en 24 heures, fut scénariste à Hollywood, où il se lia notam¬ment avec Bertolt Brecht et Charlie Chaplin, et fut nommé aux Oscars pour The Dark Mirror. Bourlingueur, conteur, défricheur de formes littéraires, Pozner consacra sa vie à témoigner de son siècle, d’une voix unique.
 
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ses diverses éditions, son influence
et l'accueil de la critique >>
Octobre / novembre 2009
Les Etats-Désunis, une réédition-événement !
 
"Une lecture indispensable aujourd'hui"
(Danièle Sallenave, France Culture, octobre 2009).
 
Les États-Désunis de Vladimir Pozner, publiés originellement en 1938, au cœur de la crise d'alors, étaient devenus introuvables. Ce portrait cubiste des Etats-Unis ─ et bien au-delà ─ arrive à nouveau en librairie. Avec une fraîcheur, une violence et un humour qui le rendent plus que jamais d'actualité.
Décembre 2012
 
Les Etats-Désunis au colloque "La gauche des années 30 / Arts, journalisme, littérature (Europe-Amériques), le 1er décembre 2012 à Paris. Mark Fortier, à qui l'on doit la réédition, en 2009 chez Lux éditeur, de ce "livre-coup de poing" a intitulé sa conférence "Un art du montage littéraire : Les États-Désunis de Vladimir Pozner".
Rarement le destin de ces damnés du capitalisme a été restitué avec une si poignante sobriété. Rarement on aura montré avec une telle pertinence ce qui rapproche l'homme d'affaires du gangster. C'est un chef d'œuvre.
                                                                                            B. Touverey, Le Nouvel Observateur, 2009
 
1er décembre à 16 heures.
Annexe de la Mairie du XIVe, Paris
12, rue Pierre Castagnou - M° Mouton-Duvernet.
Programme complet :
http://www.paul-nizan.fr/wp-content//La-gauche-des-années-30-Programme-livret.pdf
Les Etats-Désunis :
http://www.pozner.fr/vladimirpozner-etatsdesunis.html
http://www.luxediteur.com/content/les-Etats-Désunis
 


Février 2012
 
Attentat au domicile de Vladimir Pozner, l'écrivain grièvement blessé à la tête !
Le 7 février 1962, dans l’après-midi, une explosion voisine ébranle nos carreaux. C’était à côté, rue Mazarine, chez Vladimir Pozner. Volodia avait écrit récemment Le lieu du supplice, l’histoire d’un soldat du contingent qui est contraint en Algérie d’assister (au moins) aux tortures infligées aux Algériens. (…) L’OAS, où il y avait de fins lettrés, envoya un tueur chez Volodia. (…) Volodia survécut. Il aura dans sa vie traversé pas mal de labyrinthes et d’épreuves ambiguës : le Parti, l’exclusion, l’exil en Amérique, le Parti à nouveau, Staline, la déstalinisation. J’aimerais bien qu’un jour il écrive ses Mémoires. Je ne suis pas sûr qu’il le fera. Ceux qui savent se taisent. Ceux qui parlent ne savent pas. Est-ce Lao-tseu ou un communiste qui l’a dit ?
Claude Roy, Somme toute, 1976
http://www.pozner.fr/vladimirpozner-lieudusupplice.html